Allied Reconstitution Group
La mémoire de la libération de la Normandie
Cette année 2013, après nous être rendus à Carentan en juin dernier pour la commémoration du 6 juin ( voir la rubrique "camp de Brucheville" sur notre site)nous nous sommes réunis pour commémorer la résistance, notamment à l'occasion du 70éme anniversaire de la mort en martyr d'une figure emblématique, celle de ""Rex"" de Jean Moulin , en juillet 1943 dans le train qui le transporté en Allemagne.
La résistance est un ensemble de mouvements, de réseaux, composés d'hommes et de femmes, de toutes catégories sociales et d'opignons politiques, qui ont refusé la capitulation française de 1940, le régime de Vichy et de se soumettre à l'oppresseur et occupant nazi, évidement au péril de leur vie.
Les actions de la résistance ont été multiformes, rejoindre la France libre pour combattre auprès de nos alliés et de la résistance intérieure allant du renseignement au sabotage, en passant par l'édition de tracts de propagande ou pour les plus extrémiste des mouvements l'élimination physique de soldats allemands qui était vite venue impopulaire à cause des représailles sur la population de la part des autorités de l'occupation.
Bien sûr nous oublions pas le maquis qui fut constitué dès mars 1943 lorsque le gouvernement de Vichy instaura le STO( Service du Travail Obligatoire) voulant sacrifier la jeunesse de notre pays aux profits des usines d'armement nazi.
Ceux que nous avons appelé les "réfractaires" fournissaient et grossisèrent les rangs de la résistance surtout dans le sud est et sud ouest de la France avec des maquis dépassant parfois les 3000 hommes dans l'année 1944.
Nous avons choisi en ce mois de juillet de reconstituer un camp maquis comme il aurait pu être à cette époque, dans un petit bois en hauteur avec une déclinaison d' à peu près 10% à 200 mettres de la route nous avons élevé une cabane d'environ 20 mettres carrés faite de bois et de branchages feuillus qui était destinée de centre de repli,d'alimentation et de couchage pour les plus courageux.C'est abri de fortune est très pratique pour le camouflage, la cabane a nécéssité un peu plus de 6 heures de travail de bras et de bonne volonté continue.Tout le matériel a été acheminé à dos d'hommes et de femmes, en empruntant cette pente ardue qui casse les jambes et coupe le souffle. Sur place, bien que protégé du soleil par les arbres, nous avons souffert de la chaleur et du travail de construction inhabituel pour nous. La sueur coule à flots et il n'y a pas de point d'eau, ni douche , ni latrine mais Christophe très prévoyant, avait enmener un gros bidon d'eau pour nous désaltérer et même une douche mobile dont le contenu était chauffé par le brillant soleil de la journée.
L'eau et la nouriture sont aussi acheminées par la pente devenue maudite... Mais, cette sortie nous permet d'appréhender les difficultés des maquisards, pour partie seulement( nous ne risquions pas d'être attaqués par des SS ou bien des miliciens).
La cabane et le camp installés, les tenues de maquisards revêtus avec nos armes de poing ( colt 45 fournis par les alliés et Luger pris à l'ennemi) entre 17 et 19 heures, nous étions ouvert au public (panneaux indicateurs , parking aménagé, avec l'autorisation des pouvoirs publics)Nous avons eu des visiteurs, notamment des voisins curieux de l'activité forestière inhabituelle, des camarades d'autres associations reconstitutionnalistes et , immence honneur pour nous, un résistant local, Pierre LEMARIE, qui a gravi la fameuse pente pour nous rejoindre, avec le sourire aux lèvres, malgré son grand âge...
Nous sommes des reconstitutionnalistes. Mais Pierre a restitué l'histoire par la narration de tout ce qu'il a fait avec les résistants de son réseau.Nous retiendrons ici juste une anecdote, celle d'aide aux pilotes alliés dont les avions ont été décendus par la DCA allemande. Ces pilotes étaient recueillis par les résistants pour les cacher en attendant la prise en charge des réseaux de passeur. Il fallait en attendant les nourir et leur permettre de rejoindre l'Angleterre. Mais laisson parler Pierre...
Ah, les pilotes anglais et américain! beaucoup de gens voulaient les avoir à table avec eux! il faut bien comprendre qu'à l'époque notre pire ennemi était "le fridoulin" ( mamière de déterminer le soldat allemand à l'époque) si bien qu'on ne voulait plus le voir chez nous, en France Alors, avoir un pilote allié à la maison, c'était une grande joie! Mais eux étaient toujours étonnées de notre acceuil et nous disaient " en nous aidant, vous risquez vos vies" oui bien sûr nous risquons nos vies que l'on leur répondait " vous aussi, vous risquez vos vies! pour nous libérer alors que ce n'est pas votre pays; alors il est tout à fait normal que nous vous recevons le mieux possible".
Fin de la journée et nuit tombante, le camp se vide de ces visiteurs et redevient uniquement reconstitutionnaliste. Une bonne soupe aux orties se laisse réchauffer et à tour de rôle nous nous positionons devant la marmite pour en délecter sa saveur, il y a du rab ? demande l'un d'un convives qui sera reservi presque dans l'instant suivant, il ne faut pas oublier que nous avons aussi prévu quelques saucisses et merguez pour agrémenter notre diner mais si cela ne fait pas très maquisard et bien sûr acompagné un bon vin Francais de borgogne bien évidement bu avec modération.
Ensuite, une petite veilleé autour d'un bon feu de bois semble finir notre nuit en douceur comme les veillées d'antan.
Ah si nos lecteurs se demandent si la nuit dans un camp de maquisard est confortable, nous répondrons par l'infirmative mais rien à voir avec le confort moderne et citadin.
Mais nous recommencerons l'année prochaine et si le coeur vous en dit pourquoi pas venir nous rejoindre pour tenter cette expérience! prenez bien note, ce sera en juillet. à bientôt.

Ruddy semble avoir pris la bonne mesure

La construction progresse

Les branches commencent à couvrir la cabane

Il faut rassembler le matériel pour fignoler le camp

Les premiers visiteurs sont là! Pierre est déja au travail

Regardez le réveil qui est écléré par la lampe à pétrole, il est bientôt minuit et la veillée se termine.